Bon, disons le tout de suite, tous les acteurs de cette fabuleuse aventure n'étaient pas au même endroit, je me suis greffé dans cette inoubliable épopée, mon cœur battant la mesure tellement fort que je devais absolument m'y rendre. Cette ville m'appelait et son écho raisonnait jusque dans mes battements de vie.
J'étais donc à 15 dollars de l'hôtel de nos joyeux lutins (si j'vous jure, à un moment dans l'histoire, je prends le métro, enfin sans vous gâcher la fin, j'espère !), à Columbus Avenue et West 83th, à deux pas de Central Park.
Je profite pour faire un petit point géographie pour vous expliquer comme c'est un jeu d'enfant de se repérer à New York.
J'étais donc à 15 dollars de l'hôtel de nos joyeux lutins (si j'vous jure, à un moment dans l'histoire, je prends le métro, enfin sans vous gâcher la fin, j'espère !), à Columbus Avenue et West 83th, à deux pas de Central Park.
Je profite pour faire un petit point géographie pour vous expliquer comme c'est un jeu d'enfant de se repérer à New York.
En gros, il y a la 5e avenue qui coupe Manhattan au milieu sur la longueur (en longeant Central Park par la droite) et toutes les rues perpendiculaires s'appellent Street, East quand elles sont à droite de l'avenue, et West quand elles sont à gauche. Et toutes ces rues sont coupées par des avenues parrallèles à la cinquième (comment ça vous êtes perdu ?), de la première avenue à l'est jusqu'à la douzième avenue à l'ouest. Ajoutons à cela que plus on monte en numéro de rue, plus on va vers le Nord, Harlem, et plus on descend, plus on va vers le Sud, Financial District.
Cette facilité de déplacement cache un métro au fonctionnement absurde et imcompréhensible (c'est peut être d'ailleurs pour ça qu'ils en font des t-shirts, comme ça on a toujours la carte sur soi), même pour une américaine chevronnée, et c'est pas cette très chère Mary qui nous a perdu trois fois le dernier jour, dans la même gare, qui dira le contraire. Je laisse volontiers Mike vous expliquer comment ça marche, il avait l'air d'avoir compris.
Rendez-vous donc devant l'hôtel Columbus Studios, avec le casting du jour, qui m'est tombé dessus d'un coup (par derrière les lâches!) alors que j'essayais de mettre la main sur cette foutue auberge de jeunesse :
Dans l'ordre, de gauche à droite en partant, du fond :

- Michaël alias Mad Mike, toujours en quête d'un Brie on Baguette (quel brigand !)
- sa princesse, Amanda , la bostonienne, qui à chaque regard donne l'impression qu'elle va se mettre à pleurer (sauf sur cette photo où elle à l'air normale, bizarrement)
- Raph' alias el Tigrou , monté sur ressors et pas avare pour deux sous d'une raphinerie (ou pas avare d'une raphinerie pour deux sous, c'est vous qui voyez…)
Dans le même ordre, jamais placés, mais toujours gagnants :
- JD dixit John Do alias le fourbe chinois (et qu'est-ce qu'il est fourbe, c'est pas peu dire)
- Mary, la chicagoanne, qui est toujours d'accord pour tout faire même si elle voudrait faire un million d'autres choses !
…et votre narrateur dans son hôtel un peu bof mais qui vu le prix qu'il a payé va sourire bêtement à la caméra et dire « je suis content » (et je l'étais !)
Tout ce beau monde se retrouva donc un dimanche matin à Harlem, avec une seule idée en tête : aller voir une messe gospel à alors qu'on n'a pas le temps et qu'on va être en retard pour le match, à trente blocs du Madison Square Garden.
Mais bon, il n'empêche que Mary trouva quand même que tout était parfait...
... l'endroit se prêtait pas mal au noir et blanc d'ailleurs !
Elle nous fera également remarqué que l'on passe à côté d'une des plus mytiques salles de concert de New York City, le théâtre Apollo où les plus grands musiciens afro-américains se sont produits. Même moi, le musico de service, j'avais oublié que c'était précisément dans ce coin là, je ne pourrais donc que te remercier mille fois Mary !
« Il est content, il a vu sa petite salle de concert, cha ch'est un bon guitariste cha madame » Et je n'étais pas au bout de mes surprises ! Après avoir vu que la queue autour de la seule église de Harlem qui faisait des messes à 9h, s'étalait sur plus de deux blocs, on comprit vite qu'on ne pourrait pas y rentrer avant le début des entraînements et de la présentation des joueurs du match !
Et oui, des fois on se dit que si on ne veut vraiment rien rater, il faut s'organiser à la minute prêt (et y'a-t-il quelquechose de plus contraignant ?) , mais en même temps à quoi aurait servi une demi-heure de messe gospel ? On serait parti en pleine liesse, en plein baptême par immersion, au moment où ça allait de venir intéressant ?
C'était ça ou le match, on a choisit le match.
Le match à cinq car Mary allait improviser un incroyable partie de « Ou est Charly ? » géante, dans les rues de New York qui durera toute la semaine ! Un jeu qui s'intitulera sobrement « Where is Mary ? ». Cette dernière étant passionnée d'histoire de l'art et en cursus d'histoire d'art moderne, on comprendra aisément pourquoi, elle nous a abandonné à quelques moments pour se plonger dans les méandres des musées new-yorkais, plus nombreux que les squares certes, mais peut être pas que les buildings, faut pas pousser mémé !
Enfin tout ça ne l'empêchait pas de nous accompagner pour manger un petit breakfast avant, juste en face de la salle, histoire d'arriver fin gavé pour la présentation des joueurs.
Amanda et JD ont d'ailleurs très faim...
...et on va se faire plaisir !
J'en profite pour placer un compteur burger et un compteur French Toast plus Egg and Bacon Strips à la fin de chaque journée, pour vous montrer, que la nourriture là bas c'est gras et c'est très gras, mais qu'est-ce que j'aime ça (pour les médecins qui regarderaient ce site et qui s'inquiéteraient, certes ce n'est pas bon, mais je n'ai pas pris un kilo depuis, on a marché on a fait du sport, tout ça... mais si !).
En sortant, nous avons pu voir qu'une camionette (la fameuse camionnette du journaliste ici-en-direct-de) d'EyeWitness News, nous épiait.
Ni une ni deux, on est monté dans notre hummer-limousine et on l'a prise en filature la bougresse !
Enfin on a fait à peine vingt mètres qu'on était devant le Madison Square Garden et qu'il était l'heure d'aller au match. On t'aura Big Brother, on t'aura ! Mais plus tard.
Ca y est, on y est. Les frissons commencent à nous parcourir le corps, enfin on va voir un match NBA, après tant de cartes NBA collectionnées, tant de air jordan's usées, et des heures entières de George Eddy savourées !
« Baby, Baby, Baby » ! On entre dans l'arène ! Suivez le tocard...
Première impression : la salle est magnifique, on est au 3e étage niveau place et on y voit merveilleusement bien, elle est encore plus belle en vrai ! On est dans The Garden !
Et je ne vais pas tarder à marcher sur The Parquet !
Parce que The Security est pas très vigilante pendant l'entraînement des joueurs, je vais donc pouvoir me retrouver à deux mètres des deux mètres de Joachim Noah, qui tapait la balle comme si de rien n'était (enfin hyper concentré quand même) ...
tandis que JD allait voir les autres Bulls, et ce cher Ben Wallace !
L'ambiance commence à monter, et la salle à se remplir, voici les Knicks qui rentrent sur la pelou…euh le parquet pardon. Et là, petite séquence émotion, l'hymne national :
…suivi de la présentation des joueurs des Knicks :
Voilà enfin le match tant attendu, de deux des plus grandes franchises de l'histoire de la NBA, juste devant nous ! Deux équipe qui sont, on ne se le cachera pas, dernières ex-aequo de la conférence Est.
Donc techiniquement, ce match n'aura pas révolutionné le basket, mais quel show ! Et quel ambiance ! On aura quand même eu le droit à quelques très beaux dunks et des phases de jeux sympas, dont on pourra retenir quelques anecdotes baskettiques pour te résumer, Acouel, en vrac :
- Joachim Noah est le joueur le plus actif sur le terrain et pourtant personne ne lui passe jamais la balle.
- Stephon Marbury, la star vieillissante des Knicks était malheureusement blessée.
- Nate Robinson tient à lui tout seul la barraque des Knicks.
- Qu'est-ce qu'il est mauvais ce numéro 34…
- Les Knicks ont pris une bonne leçon de basket par les avant derniers de la Ligue, c'en était presque risible, la preuve (genre on snobe les Knicks…n'importe quoi) :
- y'a trop de temps morts et de quart-temps au basket NBA, mais heureusement, on a le droit à des mini-spectacles et surtout : les cheeeeeerrr….leaders ! (prononcez le mot comme si vous étiez sur un ring) :
En résumé, bonne branlée, show bien orchestré, on est ravi !
Le temps de prendre une photo du parquet avec l'emblème des Knicks (barrez vous cons de mimes...euh d'officiels !) ...
...et nous voilà partis pour Times Square !
L'ambiance "show à l'américaine" ne nous quittera plus pour un bout de temps, car Times Square est un spectacle à lui tout seul.
Ressemblant à s'y méprendre à un petit Las vegas Boulevard, c'est ici au croisement de la 7e et de Broadway, que toutes les grands pannaux publicitaires de la ville s'entassent les uns sur les autres, pour capter notre temps de cerveau disponible (et Dieu sait s'il était disponible).
On est donc allé boire une petite Budweiser, en regardant l'écran LG du bar...
...nous aussi on voulait nos vivid girls pour Nöel (ah mince, Nöel est passé) !
Mais plus sérieusement, on repérait les lieux pour le lendemain car on avait décidé de passer le nouvel an sur Times Square, mais de quel immeuble (j'utilise ce mot pour varier un peu de building, mais ça fait trop petit un immeuble je trouve pour ce que c'était là-bas) allait descendre la fameuse boule de New Year's Eve ? Pour la centième année, on ne pouvait pas rater ça !
Une fois notre cadriallage effectué, et Mary perdue une nouvelle fois, nous nous décidions pour nous donner rendez-vous à Rockfeller Center, pour voir un peu les décos de Noël, cette tour et ce grand sapin.
Et effectivement il est grand ce sapin !
Et ce mur en flocons de neige, que dire !
Une ambiance très "Noël" flottait effectivement dans le quartier, c'était très reposant.
Après avoir retrouvé JD et Mary perdu dans la queue menant à la patinoire...
...il était temps de se réchauffer dans un petit café design, juste devant le monde de Super Mario.
JD se rémémorait aux bons souvenirs du café américain, de l'eau chaude couleur café !
Mais ne buvant jamais de café, il a opté pour son homologue sucré, le chocolat chaud américain,
de l'eau chaude couleur chocolat et du sucre. Ca ne l'a pas empêché de le recracher aussi sec.
La fourberie du chocolat avait eu raison du chinois, qui l'eût cru ? Je dis ça mais je ne l'ai même pas gouté, peut être qu'il était pas si mauvais...L'heure n'était donc plus à la rigolade, après cette fourberie, et il était temps de trouver un truc à faire ce soir.
Et quelquechose d'incroyable se passa, sûrement la magie de Nöel, j'ai réussi à convaincre notre assemblée, avec des arguments plus ou moins fiables, qu'il fallait absolument aller à Greenwich Village où il y avait pleins bars mais surtout un petit concert de blues, à l'ancienne comme qui dirait, que j'avais reperé depuis Paris, en tant qu'amateur de ce style de musique.
C'est donc d'un pas engagé que nous nous dirigeâmes vers le bar-concert, qui se trouvait sur Bleecker Street, à quelques quarante cinq blocs de Rockfeller, une sacrée marche !
Enfin une sacrée marche, sauf pour moi qui n'ayant pas la patience de rater le début du concert, a sauté dans le premier taxi venu pour brûler les étapes et arriver à l'heure.
Et c'était rudement bien calculé, car je me suis pointé au moment où l'artiste montait sur scène. L'artiste, c'était Junior Mack, bluesman du New jersey qui à ses habitudes au Terra Blues, un des temples du blues new yorkais.
Il était là, avec sa guitare acoustique, posé sur une chaise, à chanter avec une voix sortie tout droit des années 30, un décor très sombre un peu rougeoyant, chaleureux, et une scène surplompée de mille lumières, autant d'étoiles dans ce ciel obscur confiné que de grands artistes passés entre ces quatres murs.
Je sirotais mon Terra Blues Punch accoudé au bar, tout le monde m'avait rejoint, et on écoutait une magnifique reprise de Robert Johnson, Terraplane blues. On était bien là, au chaud, le vent glacial soufflait dehors (et si il était glacial, qu'est-ce que ça allait être les jours suivants! ), la magie s'opérait ici, à cet endroit, à cet instant. Entendre Terraplane Blues au Terra blues, c'est comme boire un malibu sur Malibu Beach, ou un monaco à Monaco ! Le temps avait décidé de s'arrêter encore une fois, en cet avant dernier jour de l'année deux mille sept, riche en surprises et en émotion.
Une petite dédicace de CD et trois heures de concert c'est honnête non ?

Tout notre petit groupe avait eu l'air d'apprécier, je ne m'étais finalement pas complètement fourvoyé ! En sortant, on discuta avec un français, qui nous expliquait qu'à New York il y avait trop de français. Et oui, car le français bougonne même à l'étranger, il aime être français, mais n'aime pas la mentalité des français, alors il râle d'en voir à 6000 Km de chez lui ! C'est encore plus rageant ! Il était temps ensuite de flâner dans le village et Chinatown, pour augmenter notre compteur burger,comme l'illustrait les vitrines environnantes...
...et se reposer de toutes ces émotions (et du claquage ambiant car les colocs étaient arrivés ce matin même à deux heures, on a eu le temps d'en voir depuis !)
Compteur burger : +3
Compteur French Toast And Bacon Strips : + 1
Cette facilité de déplacement cache un métro au fonctionnement absurde et imcompréhensible (c'est peut être d'ailleurs pour ça qu'ils en font des t-shirts, comme ça on a toujours la carte sur soi), même pour une américaine chevronnée, et c'est pas cette très chère Mary qui nous a perdu trois fois le dernier jour, dans la même gare, qui dira le contraire. Je laisse volontiers Mike vous expliquer comment ça marche, il avait l'air d'avoir compris.
Rendez-vous donc devant l'hôtel Columbus Studios, avec le casting du jour, qui m'est tombé dessus d'un coup (par derrière les lâches!) alors que j'essayais de mettre la main sur cette foutue auberge de jeunesse :
Dans l'ordre, de gauche à droite en partant, du fond :
- Michaël alias Mad Mike, toujours en quête d'un Brie on Baguette (quel brigand !)
- sa princesse, Amanda , la bostonienne, qui à chaque regard donne l'impression qu'elle va se mettre à pleurer (sauf sur cette photo où elle à l'air normale, bizarrement)
- Raph' alias el Tigrou , monté sur ressors et pas avare pour deux sous d'une raphinerie (ou pas avare d'une raphinerie pour deux sous, c'est vous qui voyez…)
Dans le même ordre, jamais placés, mais toujours gagnants :
- JD dixit John Do alias le fourbe chinois (et qu'est-ce qu'il est fourbe, c'est pas peu dire)
- Mary, la chicagoanne, qui est toujours d'accord pour tout faire même si elle voudrait faire un million d'autres choses !
…et votre narrateur dans son hôtel un peu bof mais qui vu le prix qu'il a payé va sourire bêtement à la caméra et dire « je suis content » (et je l'étais !)
Tout ce beau monde se retrouva donc un dimanche matin à Harlem, avec une seule idée en tête : aller voir une messe gospel à alors qu'on n'a pas le temps et qu'on va être en retard pour le match, à trente blocs du Madison Square Garden.
Mais bon, il n'empêche que Mary trouva quand même que tout était parfait...
... l'endroit se prêtait pas mal au noir et blanc d'ailleurs !
Elle nous fera également remarqué que l'on passe à côté d'une des plus mytiques salles de concert de New York City, le théâtre Apollo où les plus grands musiciens afro-américains se sont produits. Même moi, le musico de service, j'avais oublié que c'était précisément dans ce coin là, je ne pourrais donc que te remercier mille fois Mary !
« Il est content, il a vu sa petite salle de concert, cha ch'est un bon guitariste cha madame » Et je n'étais pas au bout de mes surprises ! Après avoir vu que la queue autour de la seule église de Harlem qui faisait des messes à 9h, s'étalait sur plus de deux blocs, on comprit vite qu'on ne pourrait pas y rentrer avant le début des entraînements et de la présentation des joueurs du match !
Et oui, des fois on se dit que si on ne veut vraiment rien rater, il faut s'organiser à la minute prêt (et y'a-t-il quelquechose de plus contraignant ?) , mais en même temps à quoi aurait servi une demi-heure de messe gospel ? On serait parti en pleine liesse, en plein baptême par immersion, au moment où ça allait de venir intéressant ?
C'était ça ou le match, on a choisit le match.
Le match à cinq car Mary allait improviser un incroyable partie de « Ou est Charly ? » géante, dans les rues de New York qui durera toute la semaine ! Un jeu qui s'intitulera sobrement « Where is Mary ? ». Cette dernière étant passionnée d'histoire de l'art et en cursus d'histoire d'art moderne, on comprendra aisément pourquoi, elle nous a abandonné à quelques moments pour se plonger dans les méandres des musées new-yorkais, plus nombreux que les squares certes, mais peut être pas que les buildings, faut pas pousser mémé !
Enfin tout ça ne l'empêchait pas de nous accompagner pour manger un petit breakfast avant, juste en face de la salle, histoire d'arriver fin gavé pour la présentation des joueurs.
Amanda et JD ont d'ailleurs très faim...
...et on va se faire plaisir !
J'en profite pour placer un compteur burger et un compteur French Toast plus Egg and Bacon Strips à la fin de chaque journée, pour vous montrer, que la nourriture là bas c'est gras et c'est très gras, mais qu'est-ce que j'aime ça (pour les médecins qui regarderaient ce site et qui s'inquiéteraient, certes ce n'est pas bon, mais je n'ai pas pris un kilo depuis, on a marché on a fait du sport, tout ça... mais si !).
En sortant, nous avons pu voir qu'une camionette (la fameuse camionnette du journaliste ici-en-direct-de) d'EyeWitness News, nous épiait.
Ni une ni deux, on est monté dans notre hummer-limousine et on l'a prise en filature la bougresse !
Enfin on a fait à peine vingt mètres qu'on était devant le Madison Square Garden et qu'il était l'heure d'aller au match. On t'aura Big Brother, on t'aura ! Mais plus tard.
Ca y est, on y est. Les frissons commencent à nous parcourir le corps, enfin on va voir un match NBA, après tant de cartes NBA collectionnées, tant de air jordan's usées, et des heures entières de George Eddy savourées !
« Baby, Baby, Baby » ! On entre dans l'arène ! Suivez le tocard...
Première impression : la salle est magnifique, on est au 3e étage niveau place et on y voit merveilleusement bien, elle est encore plus belle en vrai ! On est dans The Garden !
Et je ne vais pas tarder à marcher sur The Parquet !
Parce que The Security est pas très vigilante pendant l'entraînement des joueurs, je vais donc pouvoir me retrouver à deux mètres des deux mètres de Joachim Noah, qui tapait la balle comme si de rien n'était (enfin hyper concentré quand même) ...
tandis que JD allait voir les autres Bulls, et ce cher Ben Wallace !
L'ambiance commence à monter, et la salle à se remplir, voici les Knicks qui rentrent sur la pelou…euh le parquet pardon. Et là, petite séquence émotion, l'hymne national :
Voilà enfin le match tant attendu, de deux des plus grandes franchises de l'histoire de la NBA, juste devant nous ! Deux équipe qui sont, on ne se le cachera pas, dernières ex-aequo de la conférence Est.
Donc techiniquement, ce match n'aura pas révolutionné le basket, mais quel show ! Et quel ambiance ! On aura quand même eu le droit à quelques très beaux dunks et des phases de jeux sympas, dont on pourra retenir quelques anecdotes baskettiques pour te résumer, Acouel, en vrac :
- Joachim Noah est le joueur le plus actif sur le terrain et pourtant personne ne lui passe jamais la balle.
- Stephon Marbury, la star vieillissante des Knicks était malheureusement blessée.
- Nate Robinson tient à lui tout seul la barraque des Knicks.
- Qu'est-ce qu'il est mauvais ce numéro 34…
- Les Knicks ont pris une bonne leçon de basket par les avant derniers de la Ligue, c'en était presque risible, la preuve (genre on snobe les Knicks…n'importe quoi) :
Et quelques anecdotes plus typiques du show en lui-même :
- pour mettre l'ambiance, des samples de 15 secondes sont balancés ça et là pour faire crier la foule, assez orientés hip-hop (les samples), c'est du grand n'importe quoi, comment peut-on se concentrer dans une telle foire ?
- des mecs passent sans arrêt devant nous pour vendre n'importe quoi du moment que ça se mange, mais surtout pour nous gâcher la vue, et que si on est pas content on paye ses places à 1500 dollars et on aura personne devant les yeux…
- les gens achètent des grandes mains en mousse (comme nous ! vive les touristes !) mais ne les montrent jamais pendant le match (c'est trop has been ?) :
- pour mettre l'ambiance, des samples de 15 secondes sont balancés ça et là pour faire crier la foule, assez orientés hip-hop (les samples), c'est du grand n'importe quoi, comment peut-on se concentrer dans une telle foire ?
- des mecs passent sans arrêt devant nous pour vendre n'importe quoi du moment que ça se mange, mais surtout pour nous gâcher la vue, et que si on est pas content on paye ses places à 1500 dollars et on aura personne devant les yeux…
- les gens achètent des grandes mains en mousse (comme nous ! vive les touristes !) mais ne les montrent jamais pendant le match (c'est trop has been ?) :
- y'a trop de temps morts et de quart-temps au basket NBA, mais heureusement, on a le droit à des mini-spectacles et surtout : les cheeeeeerrr….leaders ! (prononcez le mot comme si vous étiez sur un ring) :
En résumé, bonne branlée, show bien orchestré, on est ravi !
Le temps de prendre une photo du parquet avec l'emblème des Knicks (barrez vous cons de mimes...euh d'officiels !) ...
...et nous voilà partis pour Times Square !
L'ambiance "show à l'américaine" ne nous quittera plus pour un bout de temps, car Times Square est un spectacle à lui tout seul.
Ressemblant à s'y méprendre à un petit Las vegas Boulevard, c'est ici au croisement de la 7e et de Broadway, que toutes les grands pannaux publicitaires de la ville s'entassent les uns sur les autres, pour capter notre temps de cerveau disponible (et Dieu sait s'il était disponible).
On est donc allé boire une petite Budweiser, en regardant l'écran LG du bar...
...nous aussi on voulait nos vivid girls pour Nöel (ah mince, Nöel est passé) !
Mais plus sérieusement, on repérait les lieux pour le lendemain car on avait décidé de passer le nouvel an sur Times Square, mais de quel immeuble (j'utilise ce mot pour varier un peu de building, mais ça fait trop petit un immeuble je trouve pour ce que c'était là-bas) allait descendre la fameuse boule de New Year's Eve ? Pour la centième année, on ne pouvait pas rater ça !
Une fois notre cadriallage effectué, et Mary perdue une nouvelle fois, nous nous décidions pour nous donner rendez-vous à Rockfeller Center, pour voir un peu les décos de Noël, cette tour et ce grand sapin.
Et effectivement il est grand ce sapin !
" Oui Monsieur il est grand !"
Et ce mur en flocons de neige, que dire !
Une ambiance très "Noël" flottait effectivement dans le quartier, c'était très reposant.
Après avoir retrouvé JD et Mary perdu dans la queue menant à la patinoire...
...il était temps de se réchauffer dans un petit café design, juste devant le monde de Super Mario.
JD se rémémorait aux bons souvenirs du café américain, de l'eau chaude couleur café !
Mais ne buvant jamais de café, il a opté pour son homologue sucré, le chocolat chaud américain,
de l'eau chaude couleur chocolat et du sucre. Ca ne l'a pas empêché de le recracher aussi sec.
La fourberie du chocolat avait eu raison du chinois, qui l'eût cru ? Je dis ça mais je ne l'ai même pas gouté, peut être qu'il était pas si mauvais...L'heure n'était donc plus à la rigolade, après cette fourberie, et il était temps de trouver un truc à faire ce soir.
Et quelquechose d'incroyable se passa, sûrement la magie de Nöel, j'ai réussi à convaincre notre assemblée, avec des arguments plus ou moins fiables, qu'il fallait absolument aller à Greenwich Village où il y avait pleins bars mais surtout un petit concert de blues, à l'ancienne comme qui dirait, que j'avais reperé depuis Paris, en tant qu'amateur de ce style de musique.
C'est donc d'un pas engagé que nous nous dirigeâmes vers le bar-concert, qui se trouvait sur Bleecker Street, à quelques quarante cinq blocs de Rockfeller, une sacrée marche !
Enfin une sacrée marche, sauf pour moi qui n'ayant pas la patience de rater le début du concert, a sauté dans le premier taxi venu pour brûler les étapes et arriver à l'heure.
Et c'était rudement bien calculé, car je me suis pointé au moment où l'artiste montait sur scène. L'artiste, c'était Junior Mack, bluesman du New jersey qui à ses habitudes au Terra Blues, un des temples du blues new yorkais.
Il était là, avec sa guitare acoustique, posé sur une chaise, à chanter avec une voix sortie tout droit des années 30, un décor très sombre un peu rougeoyant, chaleureux, et une scène surplompée de mille lumières, autant d'étoiles dans ce ciel obscur confiné que de grands artistes passés entre ces quatres murs.
Je sirotais mon Terra Blues Punch accoudé au bar, tout le monde m'avait rejoint, et on écoutait une magnifique reprise de Robert Johnson, Terraplane blues. On était bien là, au chaud, le vent glacial soufflait dehors (et si il était glacial, qu'est-ce que ça allait être les jours suivants! ), la magie s'opérait ici, à cet endroit, à cet instant. Entendre Terraplane Blues au Terra blues, c'est comme boire un malibu sur Malibu Beach, ou un monaco à Monaco ! Le temps avait décidé de s'arrêter encore une fois, en cet avant dernier jour de l'année deux mille sept, riche en surprises et en émotion.
Une petite dédicace de CD et trois heures de concert c'est honnête non ?

Tout notre petit groupe avait eu l'air d'apprécier, je ne m'étais finalement pas complètement fourvoyé ! En sortant, on discuta avec un français, qui nous expliquait qu'à New York il y avait trop de français. Et oui, car le français bougonne même à l'étranger, il aime être français, mais n'aime pas la mentalité des français, alors il râle d'en voir à 6000 Km de chez lui ! C'est encore plus rageant ! Il était temps ensuite de flâner dans le village et Chinatown, pour augmenter notre compteur burger,comme l'illustrait les vitrines environnantes...
...et se reposer de toutes ces émotions (et du claquage ambiant car les colocs étaient arrivés ce matin même à deux heures, on a eu le temps d'en voir depuis !)
Compteur burger : +3
Compteur French Toast And Bacon Strips : + 1