dimanche 6 janvier 2008

The One with the Teaser







New York. New York City. Combien de fois dans ma vie je me suis dit "New York ça doit être génial, tout doit être magique !". Et combien de fois, avant mon départ je me suis dis : "Euh c'est dingue je crois que je vais à New York là ". Le truc impensable, presque irréalisable. Pour moi ça a toujours été un rêve inaccessible. Toute ma jeunesse, quitter l'Europe semblait trop loin, trop cher, c'était "un truc que je ferais quand je serais grand, peut être, si je suis bon à l'école", dans quinze ans, vingt ans ou plus encore. Et voilà que finalement tout s'est accéléré.
Notre Road Trip de juin 2007 en Californie a ouvert les portes en grand. Comme si tout d'un coup, le monde était enfin à ma portée. Cette sensation qui vous fait dire que finalement 10h d'avion ça passe très vite. Que vous êtes près de tout. Après la Californie, je n'étais toujours pas convaincu : Y retournerais-je un jour ?, l'Amérique est elle encore si loin ? S'agit-il d'une erreur de parcours ? Je ne me doutais pas qu'à peine six mois après, je reposerais les pieds sur la terre de cet enfoiré d'oncle sam, qui sait sculpter des décors et des gens merveilleux, aussi bien que créer des inégalités. Et c'est précisément pour cette raison que je n'arrivais pas à trier ces 18 gigas de photos de la Californie (ou c'est peut être parce qu'il y avait 18 gigas je sais pas...), c'était comme un rêve passé, un truc qu'on ne voulait pas toucher de peur de l'abîmer, un objet de collection. Maintenant que j'y vais tous les six mois, c'est donc serein et amusé que je peux vous conter l'histoire de notre fabuleux voyage dans la ville qui ne dort jamais !
Je vous invite donc à dérouler le petit menu à gauche et suivre notre périple dans l'ordre chronologique, tout débuta un 29 décembre 2007...

samedi 5 janvier 2008

The Last One







Last day. Et oui toutes les bonnes choses ont une fin. Le départ des coloc's à midi sonna les cloches de la fin du voyage. Mon avion décollant le soir, j'aurais le droit à un peu de rab' !
Après l'aurevoir au taxi de la bande, je suppliais les filles pour qu'on se fasse un dernier Franch Toast with Syrup, avant d'attaquer cette journée de plus en plus grise (oulah oui, il était temps de partir, le temps s'en allait lui aussi).



Mais pour faire les choses bien, on se mit en tête d'aller sur le toit du MET (Metropolitan Museum of Art) pour admirer la vue imprenable sur Central Park:





Résultat des courses, il n'y avait plus de café sur ce toit, on était donc obligé de visiter une aile du MET (trop dur la vie !) pour rentabiliser les cinq dollars investis.
On tombera sur quelques oeuvres très intéressantes et ça nous donnera un avant-goût bref mais intense, de ce musée de trois millions d'oeuvres, dont j'imagine qu'une semaine entière ne suffit pas à le voir en totalité.


Une jolie crèche de Noël


François Premier



Louis XIV


Une copine de Louis XVI avec qui Amanda voulait me caser



Lavoisier and his bitch


Benjamin Franklin



La mort de Hulk


Nous sommes également tombés sur une reproduction de JD en miniature, preuve intangible qu'il a vécu au VIIe siècle (c'est bon JD tu nous la fais pas genre "c'est pas moi", on t'as grillé, on t'as grillé c'est tout) :





On trouvera enfin un petit troquet pour se rassasier la panse en vue de notre belle et longue ballade de l'après-midi, la classique Manhattan-Brooklyn-Manhattan. On est donc allé à Brooklyn jusqu'en métro, car on partait de Central Park, qui n'est pas tout à côté et vu le temps imparti, ça aurait fait vraiment juste pour l'avion.



Brooklyn c'est le plus grand "borough" de New York, puisqu'il abrite la moitié des habitant de la Grosse pomme. Et comme on n'y aura passer qu'une petite heure au finale, on ne peut pas dire que notre vision de Brooklyn reflète vraiment la réalité.
Quoiqu'il en soit, on s'y sent un peu moins en sécurité qu'à Manhattan, surtout quand on a une Amanda accrochée au bras qui ne cesse de répeter "Oh my God, we're going to Brooklyn". C'est bon Amanda on est revenu vivant, finalement ! Moi j'ai vécu (3 nuits) à Inglewood, j'suis un dur ! Mais j'ai toujours peur des écureuils zombies !



Il n'empêche que la fin de notre petite randonnée sur le Brooklyn Bridge sera d'une tout autre saveur.



Mon seul référentiel de grand ponts traversés à pieds est celui de l'Ile de Ré, et y'a pas grand chose à voir même si ça a son charme et réserve quelques belles vues sur le continent. Là, on ne sait plus où donner de la tête.



Le pont se divise en deux étages, les voitures en bas, les piétons et les vélos au dessus.



Le soleil se couchait sur New York...



et les différents monuments enfilaient leur tenue de soirée, pendant que nous on faisait les idiots :



La vue est grandiose, à gauche...



comme à droite...




...le pont se tient devant nous, imposant.



Plus on approche de Manhattan plus la Skyline devient grande, d'une beauté presque oppressante.





Je n'aurais d'ailleurs pas réussi à faire la photo qui décrit le mieux cette sensation, mais au moment de redescendre sur Chinatown à la fin du pont, on est si proche des buildings, ils sont tellement hauts et pourtant tellement près qu'ils paraissent irréels, comme si on était dans un cinéma en 3D et qu'on pouvait les toucher.



Quelques minutes après, j'étais déjà dans l'avion et je laissais tranquillement mon coeur couler dans mon estomac.

...and here was the story of a trip I will never forget. One of the greatest piece of happiness. See you on the next step !


vendredi 4 janvier 2008

The One with the Campbell soups





Et le 7e jour, Dieu créa la Cinquième avenue. Il ne fallait pas rater ça ! Et oui, passer à New York et ne pas remonter la 5e avenue, c'est un peu comme venir à Paris et ne pas remonter les Champs. On a beau se dire "Oui, mais tu sais y'a trop de touristes, tout ça", ça n'empêche pas que c'est une ruelle magnifique ! Elle vaut son pesant de noix de cajou au caramel !



Eparpillés aux quatre coins de Manhattan (Raph' et JD à Times Square, Amanda et Mary sur la 6e, moi chez un disquaire à East Village, Mike sur Columbus Avenue...), chacun gérait ses petites affaires, ce matin là, alors que la grisaille retombait sur la ville, elle qui nous avait épargné jusque là.
C'est donc au coin d'une rue que je retrouvais ce cher JD, pour remonter Fifth, comme il est coutume de dire. Sur une vingtaine de blocs, nous avions de quoi admirer, mais également de quoi dépenser nos derniers deniers dans toutes ces boutiques plus inventives les unes que les autres, ce qui nous amena à notre dernière leçon de grammaire new-yorkaise : sur la Cinquième tout s'appelle Store. Apple Store...



...NBA Store, Virgin Méga Store, MM's Store, Ca'store...seules deux endroits se démarquaient : Hard Rock Café (un peu plus vers Times Square) et FAO Schwartz. Un café du rock, tout ce qu'il y a de plus classique, avec quelques photos et objets de collection qui lui sont propres:






Enfin Zack dans un Hard Rock Café, c'est pas trop tôt.

Direction ensuite vers FAO Schwartz, sorte de Toys'R'Us géant, mais en mieux (et pourtant y'avait une grande roue à l'intérieur du Toys'R'Us, donc on partait sur des bases très élevées).




Le rayon des peluches est assez extraordinaire et même pour de grands enfants comme nous, ça fait toujours quelque chose de voir des animaux reproduits grandeur nature.


Le dernier bison tué par Buffalo Bill



Chubaka en Lego (ah sacré Chubaka, toujours aussi drôle)



Un dragon qui intéressera JD pendant un instant...




...puis il décida qu'il reviendrait l'acheter plus tard :



Belle avenue pour une belle ville donc, dont on tombe assez vite amoureux.








New York, je t'aime !

Le rendez-vous des artistes sera ensuite fixé au MOMA, moins couramment appelé Muséum Of Modern Art ( "hé les gars,je vais au MOMA", c'est quand même beaucoup plus "in" que "je vais au musée d'art moderne").



Un musée très intéressant même si quelques fois, l'art moderne semble vraiment vouloir nous fermer les portes de ses subtilités et de ses émotions. Malgré tout, plusieurs oeuvres auront marqué les esprits :

Les soupes de Warhol :



La "Joconde" du MOMA, Norma Jean :


L'homme aux pictogrammes :



Le papier peint qui rend fou :



Le boucher de Saint-Étienne :



Une vision du monde très subjective : dans la vie il y a des hommes, des poissons, des grenouilles, et même des fois des poissons-grenouilles :



La définition de l'angoisse :


J'ai trouvé ça aussi génial : un musicien qui affiche l'intégralité de ses partitions, tout en mettant sa musique en écoute :



J'aime tout particulièrement ce tableau, qui représente les Etats-Unis et qui symbolisait pour moi un pays de tous les excès, très multiculturel, déchiré mais aussi haut en couleurs :





" Mais qu'est-ce que tu fous là, Fred ?! Mais qu'est ce que tu fous...
Dis moi que t'es vrai, dis le moi ! Fais chier Fred, tu fais chier !"

..bon là faut avoir vu « Je suis une légende » pour se marrer.

Celle-là aussi est joliement symbolique : la profondeur du cube est formée par des "TODAY", la longueur par des "YESTERDAY" et la hauteur par des "TOMORROW" :



Une oeuvre de Picasso, très musicale :



Un tryptique monochrome qui reste pour moi un symbole de l'art abstrait, car il te permet d'imaginer tout un univers en te donnant juste le ton, la première note :



Je contribuais moi même à cet art en exposant cette photo du grand maître Raphaëllo :


"I am a tourist and I'm ashamed"

Elle résume assez bien la sensation qui nous étreint quand on visite un si beau musée avec trois sacs pleins de cadeaux dans chaque main. La visite s'achèvera par quelques explications de Mary,très pointue dans son analyse, mais aussi très vague, c'est un peu ça l'art contemporain :



Une ambiance assez bonne enfant planait dans ce musée, agréable et surréaliste à la fois, comme si on était dans un dessin animé. D'ailleurs quelle ne fut pas la surprise de Raph', quand JD s'apprêtait à se faire gommer:



En résumé, cet art ne m'a pas laissé indifférent (sauf le 2e et 3e étage, je crois, où je me sentais vraiment seul face à l'abstraction des oeuvres), bien au contraire, j'ai désormais une autre vision de l'art moderne.



On se donnera tous rendez vous au Tenzan pour fêter cette semaine (Mike aura un peu de retard, en fait il se réveillera le lendemain matin). On se mettra tous sur notre 5, car on était le 5 janvier, et que le 31 était déjà passé :











Chose promise, chose due, voici la description d'un des plus agréables restos japonais qui :
Une décoration sobre mais efficace, des serveurs comiques, une salle sans fond et une cuisine exceptionnelle (voilà au moins une bonne raison de te faire revenir à New York, Jey).
Et surtout le nom du resto sur les assiettes :



Pour décrire un peu cette qualité culinaire, vous voyez la sensation qu'indique l'expression "fondre dans la bouche" ? Et bien on est bien loin de cette sensation car en fait, le poisson disparaît littéralement du palet, à peine entré !


"Mmmh , c'était very good "

La suite de la soirée fut composée de bars où j'ai dormi comme un bébé. Bonne nuit !