Et le 7e jour, Dieu créa la Cinquième avenue. Il ne fallait pas rater ça ! Et oui, passer à New York et ne pas remonter la 5e avenue, c'est un peu comme venir à Paris et ne pas remonter les Champs. On a beau se dire "Oui, mais tu sais y'a trop de touristes, tout ça", ça n'empêche pas que c'est une ruelle magnifique ! Elle vaut son pesant de noix de cajou au caramel !
Eparpillés aux quatre coins de Manhattan (Raph' et JD à Times Square, Amanda et Mary sur la 6e, moi chez un disquaire à East Village, Mike sur Columbus Avenue...), chacun gérait ses petites affaires, ce matin là, alors que la grisaille retombait sur la ville, elle qui nous avait épargné jusque là.
C'est donc au coin d'une rue que je retrouvais ce cher JD, pour remonter Fifth, comme il est coutume de dire. Sur une vingtaine de blocs, nous avions de quoi admirer, mais également de quoi dépenser nos derniers deniers dans toutes ces boutiques plus inventives les unes que les autres, ce qui nous amena à notre dernière leçon de grammaire new-yorkaise : sur la Cinquième tout s'appelle Store. Apple Store...
...NBA Store, Virgin Méga Store, MM's Store, Ca'store...seules deux endroits se démarquaient : Hard Rock Café (un peu plus vers Times Square) et FAO Schwartz. Un café du rock, tout ce qu'il y a de plus classique, avec quelques photos et objets de collection qui lui sont propres:
Direction ensuite vers FAO Schwartz, sorte de Toys'R'Us géant, mais en mieux (et pourtant y'avait une grande roue à l'intérieur du Toys'R'Us, donc on partait sur des bases très élevées).
Le rayon des peluches est assez extraordinaire et même pour de grands enfants comme nous, ça fait toujours quelque chose de voir des animaux reproduits grandeur nature.
Un dragon qui intéressera JD pendant un instant...
...puis il décida qu'il reviendrait l'acheter plus tard :
Belle avenue pour une belle ville donc, dont on tombe assez vite amoureux.
Le rendez-vous des artistes sera ensuite fixé au MOMA, moins couramment appelé Muséum Of Modern Art ( "hé les gars,je vais au MOMA", c'est quand même beaucoup plus "in" que "je vais au musée d'art moderne").
Un musée très intéressant même si quelques fois, l'art moderne semble vraiment vouloir nous fermer les portes de ses subtilités et de ses émotions. Malgré tout, plusieurs oeuvres auront marqué les esprits :
Les soupes de Warhol :
La "Joconde" du MOMA, Norma Jean :
L'homme aux pictogrammes :
Le papier peint qui rend fou :
Le boucher de Saint-Étienne :Une vision du monde très subjective : dans la vie il y a des hommes, des poissons, des grenouilles, et même des fois des poissons-grenouilles :
La définition de l'angoisse :
J'ai trouvé ça aussi génial : un musicien qui affiche l'intégralité de ses partitions, tout en mettant sa musique en écoute :
" Mais qu'est-ce que tu fous là, Fred ?! Mais qu'est ce que tu fous...
Dis moi que t'es vrai, dis le moi ! Fais chier Fred, tu fais chier !"
Dis moi que t'es vrai, dis le moi ! Fais chier Fred, tu fais chier !"
..bon là faut avoir vu « Je suis une légende » pour se marrer.
Celle-là aussi est joliement symbolique : la profondeur du cube est formée par des "TODAY", la longueur par des "YESTERDAY" et la hauteur par des "TOMORROW" :
Une oeuvre de Picasso, très musicale :
Un tryptique monochrome qui reste pour moi un symbole de l'art abstrait, car il te permet d'imaginer tout un univers en te donnant juste le ton, la première note :
Je contribuais moi même à cet art en exposant cette photo du grand maître Raphaëllo :
Elle résume assez bien la sensation qui nous étreint quand on visite un si beau musée avec trois sacs pleins de cadeaux dans chaque main. La visite s'achèvera par quelques explications de Mary,très pointue dans son analyse, mais aussi très vague, c'est un peu ça l'art contemporain :
Une ambiance assez bonne enfant planait dans ce musée, agréable et surréaliste à la fois, comme si on était dans un dessin animé. D'ailleurs quelle ne fut pas la surprise de Raph', quand JD s'apprêtait à se faire gommer:
En résumé, cet art ne m'a pas laissé indifférent (sauf le 2e et 3e étage, je crois, où je me sentais vraiment seul face à l'abstraction des oeuvres), bien au contraire, j'ai désormais une autre vision de l'art moderne.
On se donnera tous rendez vous au Tenzan pour fêter cette semaine (Mike aura un peu de retard, en fait il se réveillera le lendemain matin). On se mettra tous sur notre 5, car on était le 5 janvier, et que le 31 était déjà passé :
Chose promise, chose due, voici la description d'un des plus agréables restos japonais qui :
Une décoration sobre mais efficace, des serveurs comiques, une salle sans fond et une cuisine exceptionnelle (voilà au moins une bonne raison de te faire revenir à New York, Jey).
Et surtout le nom du resto sur les assiettes :
Pour décrire un peu cette qualité culinaire, vous voyez la sensation qu'indique l'expression "fondre dans la bouche" ? Et bien on est bien loin de cette sensation car en fait, le poisson disparaît littéralement du palet, à peine entré !
La suite de la soirée fut composée de bars où j'ai dormi comme un bébé. Bonne nuit !
1 commentaire:
Il m'a effectivement fait marrer Fred, j'ai pensé à ça avant de lire le comm' ^^
Et sinon j'aurais bien vu le dragon à la coloc, 2400, ça passe! A la place des pantoufles de st etienne :-p
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